Archives de Catégorie: Non classé

Rechercher les passions et renouer les fils d’un avenir commun

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Les événements du 13 novembre nous bouleversent et nous touchent dans notre chair. Ils sont cruels, barbares. Ils font résonner en nous la fragilité de la vie, la vulnérabilité de notre liberté, la déliquescence de la dignité humaine. Ils nous confrontent à notre propre mort. Nous faisons l’expérience de l’absurdité, du caractère déraisonnable de ce monde qui nous échappe, dérape inlassablement. Aucune prise ne semble possible ; le sentiment de mon impuissance me violente. Certains jours, comme ceux-là, je vomis mon existence.

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Conduire les sciences sociales au-dehors d’elles-mêmes. Propos sur la « coproduction de l’innovation ».

Conférences_modifié-1

Introduire de la réflexion dans les pratiques. Conduire les sciences sociales au-dehors d’elles-mêmes pour paraphraser le philosophe Merleau-Ponty (« La philosophie et son dehors »). Faire ressortir de nouvelles possibilités de vie et de pensée publique. Vaste programme à conduire pour transformer l’action publique. Je reviens dans cet entretien pour le Hubservatoire sur certaines de ces dimensions, en réagissant, à chaud, sur leur rapport consacré à la coproduction de l’innovation (sic). Extraits.

Pouvez-vous expliquer les missions que vous conduisez à Bercy au sein de l’IGPDE (Institut de la Gestion Publique et du Développement Economique)?

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L’expérimentation, Frankenstein et la vie de laboratoire des politiques publiques

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Ce texte sera publié dans le nouvel ouvrage de La 27e Région, Chantiers ouverts au public, rédigé et orchestré par Pauline Scherer et disponible en librairie dès la fin du mois d’octobre 2015 : http://www.la27eregion.fr/publications/chantiers-ouverts-au-public/ Il a été présenté lors de la semaine de l’innovation publique à Super Public.

L’action publique n’est pas un laboratoire scientifique. Nous ne vivons pas, dans la cité, comme des cobayes attendant une potion magique ou une injection létale. Et pourtant, les injonctions expérimentatrices pénètrent de plus en plus les discours et les pratiques politico-administratives. Adossée à la pratique de l’évaluation des politiques publiques, l’expérimentation serait une source de renouvellement, un nouveau « gold standard » de l’action publique si on en croit ses promoteurs [1]. Davantage innervée des réalités sociales du terrain et permettant de sortir des exercices de mesure réalisés a priori donc déconnectés de l’action, l’expérimentation constituerait un possible antidote à la fièvre quantophrénique [Pathologie qui consiste à vouloir traduire systématiquement les phénomènes sociaux et humains en langage mathématique]. Au-delà de cette vision romantique, il semblerait que cette méthode ne soit pas sans conséquences sur la conduite des affaires publiques. Quels sont les enjeux et les possibilités de déploiement pour l’administration ? C’est sur cette double question que nous plancherons dans ce texte.

Expérimenter plutôt que quantifier ?

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Comment réintroduire de l’imagination en politique ?

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A l’ère de la realpolitik, l’imagination a mauvaise presse

La politique, telle qu’elle se joue aujourd’hui, marque le triomphe du pragmatisme. On mesure la bonne santé d’un Etat à l’aune de ses indicateurs économiques (taux de chômage, balance commerciale, montant de la dette et du déficit public, etc.), rarement au regard de ses objectifs de justice sociale ou de solidarité. La performance est sacralisée; ses contraintes bornent l’horizon. Le champ lexical tourne en boucle autour du triptyque « crise, austérité, sacrifice ».

L’incapacité à se projeter dans un avenir commun est palpable; on se situe toujours dans le cadre étroit de recettes explorées par le passé, notamment lors de la crise de 1929. Les solutions d’austérité prônées par les institutions internationales dans les pays en développement viennent cette fois de nous être appliquées en Europe, sans alternative possible, dans un contexte où il n’existe pas de consensus populaire pour soutenir ces solutions.

On demande aux individus de se passionner pour la chose publique alors qu’aucune voie exaltante n’est envisagée. Seules des réponses populistes viennent combler ce vide. Personne ne semble plus rien vouloir attendre de la politique quand, dans le même temps, le politique, c’est-à-dire notre capacité à voisiner, à vivre en commun dans la cité, se réduit comme peau de chagrin.

Le « virtuel est la vertu de l’homme » écrit joliment Michel Serres dans son dernier livre, Le Gaucher boiteux (Le Pommier, 2015). Mais de quelles façons réintroduire de l’imagination en politique? Comment lire le monde qui vient, dessiner des possibles et explorer les étendues de l’impossible? Quels sont nos rêves collectifs désormais?

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“Le corps politique n’a pas d’agilité à l’égard du numérique”

Vidéos_modifié-1La révolution numérique cache-t-elle certains dangers pour l’État ou est-elle une opportunité manquée par la classe politique et l’administration pour repenser le fonctionnement du secteur public au XXIe siècle ? Au-delà des nouveaux outils technologiques, le numérique est aussi porteur d’idéologie et de transformation de la société et des relations entre l’État et le citoyen. Présents lors de la 8e édition des Rencontres des Acteurs publics le 2 juillet, Gilles Babinet, entrepreneur nommé “digital champion” de la France auprès de la Commission européenne, le maire adjoint de Lille et membre du Conseil national du numérique, Akim Oural, et Nicolas Matyjasik, conseiller scientifique aux ministères de Bercy et maître de conférences associé à Sciences-Po Lille, dressent un état des lieux sévère de la prise en charge du sujet numérique par les pouvoirs publics.

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Cliquez sur l’image pour accéder à la vidéo.`

Crédit: Acteurs publics TV

 

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« L’Etat doit être un lieu de production de connaissance »

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Interview réalisé par Raphaël Moreau et paru dans Acteurs Publics.

Conseiller scientifique aux ministères de Bercy et maître de conférences associé à Sciences-Po Lille, Nicolas Matyjasik a ouvert le 26 février, avec Fabien Gélédan du SGMAP, un cycle d’échanges sur « les futurs de l’action publique ». Il explique à Acteurs publics l’importance de ces réflexions autour du nouveau management public, de l’évaluation et de l’expérimentation des politiques publiques.

Vous avez ouvert le 26 février à Bercy un cycle de débats autour des « futurs de l’action publique », qui se poursuivra tout au long de l’année 2015. Quel est le sens de ce séminaire ?

Nous avions consacré l’an dernier, avec l’Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE) et le Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP), un séminaire sur les évolutions managériales en cours dans la fonction publique, et notamment sur le New Public Management. Ces débats s’étaient terminés en cherchant de nouvelles perspectives afin de penser l’action publique au-delà des simples indicateurs, tableaux de bord et normes d’évaluation. Cette année, pour la deuxième saison du séminaire, nous voulons partir de ce bilan, et tirer les fils de la réflexion pour envisager de nouvelles formes d’organisation publique.

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Que valent les méthodes du « nouveau management public » ?

Vidéos_modifié-1Depuis plusieurs décennies, les outils et méthodes dites du « New Public Management » se sont généralisés dans les administrations publiques. Ce concept recouvre la réalité d’une gestion par la performance, d’une quête de rentabilité des services publics et plus généralement se présente sous la forme d’une rhétorique antibureaucratique visant la transformation de la gestion des administrations. Mais que valent vraiment ces méthodes ?

Mon interview vidéo, à Xerfi Canal, à retrouver ici (cliquez sur l’image):

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